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Perspectives des marchés financiers


 


Raphaël Gallardo
Stratégiste – Investissement et Solutions Clients
Natixis Asset Management



 

 

La croissance mondiale s’est stabilisée en juin aux alentours de 3,8%, soit au-dessus de son potentiel estimé à 3,5% (d’après notre évaluation). Le régime de croissance semble solide en zone euro, au Japon, mais suscite plus d’interrogations en Chine et aux Etats-Unis.

 

 

Environnement économique


Aux Etats-Unis, les enquêtes mettent toujours en évidence un effet Trump sur la confiance des entreprises, mais les retards et les incertitudes concernant la mise en place des réformes promises semblent avoir mis en attente les dépenses d’investissement productif. Du côté des ménages, la confiance a légèrement faibli ces derniers mois, mais dans un contexte de quasi plein-emploi, la consommation devrait assurer son rôle de moteur de la demande. Ce moteur essentiel est néanmoins « poussif » en raison du resserrement des conditions d’accès au crédit. Enfin, les profits des entreprises sont toujours en phase de contraction en raison de la hausse (même modeste) des salaires dans un contexte de gains de productivité faibles. Incertitude politique, resserrement du crédit et érosion des marges bénéficiaires, ces trois tendances lourdes dessinent une inflexion à la baisse de la croissance à partir du second semestre 2017.

Le discours confiant de la Fed sur sa trajectoire de normalisation des taux d’intérêt est donc inquiétant, d’autant plus que la surévaluation manifeste de certains actifs rend l’économie encore plus vulnérable à un choc de taux.

De l’autre côté du Pacifique, l’économie chinoise donne des signes de stabilité. La Banque centrale a relâché sa pression sur les taux interbancaires, voyant que la spéculation immobilière se calme peu à peu. Néanmoins les statistiques régionales montrent que les hausses de prix demeurent problématiques sur les marchés immobiliers des villes de taille moyenne. En outre, la banque centrale continue d’intervenir pour freiner la spéculation baissière sur sa devise le renminbi. Il semble donc difficile d’envisager une détente plus profonde des taux chinois à court terme, du moins tant que la Fed conserve un discours agressif.

La zone euro apparaît en contraste comme un pôle de stabilité économique, mais cette bonne santé conjoncturelle oblige la BCE à ouvrir à son tour le débat sur la normalisation de sa politique.

 

 

 
 

Environnement des marchés

 


Après plusieurs semaines de hausse des actions dans un contexte de volatilité historiquement basse, la progression des indices a été stoppée en juin par une repentification des courbes de taux et une remontée des primes de risque.

Il est vrai que les courbes de taux s’étaient globalement aplaties de mars à mai permettant aux actions de poursuivre leur ascension. La volatilité était apparue avec des prises de profit sur les valeurs technologiques dont la progression s’apparentait à une ligne droite depuis décembre dernier. Même si les perspectives de remontée durable de l’inflation dans les pays du G7 nous semblent toujours douteuses, les taux longs ont monté dans le sillage d’un rebond technique du pétrole et de discours moins accommodants des banques centrales.

La Banque du Canada a ouvert le bal en annonçant l’imminence de hausses de taux pour endiguer le risque inflationniste.

Malgré le désastre électoral de Theresa May et des négociations potentiellement tendues sur le Brexit, plusieurs membres de la Banque d’Angleterre ont agité le spectre de hausses de taux face à l’envolée de l’inflation et la surchauffe du crédit à la consommation.

Ce fut ensuite au tour de Mario Draghi, de la BCE, de provoquer la panique sur les marchés de taux avec un passage ambigu sur la nécessité de normalisation monétaire au milieu d’un discours officiel. Malgré les efforts d’apaisement de ses lieutenants, Draghi a néanmoins réaffirmé que la rechute du pétrole ne saurait être un prétexte pour maintenir ad vitam aeternam la perfusion du QE. Dès lors, le marché spécule sur la date de fin du QE et la trajectoire des taux longs vers leur valeur d’équilibre.

 




La Fed a dévoilé en juin son modus operandi pour réduire son bilan, et les minutes du FOMC ont confirmé que le processus pourrait démarrer dès septembre, avant la troisième hausse de taux de l’année. Yellen a également évoqué les risques liés à  la surévaluation de certains actifs, ce qui a rajouté aux craintes de sur-réaction des investisseurs face à une normalisation plus rapide que prévue des taux américains.

Achevé de rédiger le 18 juillet 2017

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